Pompage solaire au Sénégal : dimensionnement, coûts, AEP et irrigation
Le pompage solaire est l'une des applications les plus répandues du solaire en zone rurale sénégalaise : il alimente l'adduction d'eau potable (AEP) des villages et l'irrigation agricole, sans carburant ni réseau.
Comment ça marche
Des panneaux alimentent une pompe (immergée ou de surface) via un variateur. L'eau est remontée vers un château d'eau ou un bassin, qui sert de « stockage » — souvent plus économique qu'un parc de batteries.
Dimensionner : débit et HMT
Deux paramètres clés : le débit requis (m³/jour) et la hauteur manométrique totale (HMT, en mètres). Le produit débit × HMT détermine la puissance crête à installer. Un forage profond ou un fort besoin impose plus de panneaux.
Le niveau dynamique de l'eau et son évolution saisonnière sont déterminants — un sous-dimensionnement assèche le réseau en saison sèche.
Coûts et durabilité
Le pompage solaire supprime le coût du gasoil et réduit fortement la maintenance par rapport à un groupe thermique. L'investissement initial est amorti par les économies de carburant, généralement en quelques années.
Suivre les stations au registre
Le registre du pompage solaire recense les stations par région et puissance — utile pour les collectivités, bailleurs et exploitants. Une surveillance terrain périodique sécurise le service d'eau.
Questions fréquentes
Faut-il des batteries pour le pompage solaire ?
Souvent non : le château d'eau ou le bassin sert de stockage. Cela réduit le coût et la maintenance.
